Existe-t-il une hiérarchie des katas ?

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La plupart d’entre-nous avons d’abord appris des katas dit de base puis ensuite des katas supérieurs ou avancés dans un ordre souvent spécifique qui est plus ou moins en corrélation avec le programme officiel des grades demandé par la fédération française de karaté. Mais à quoi correspond cette progression ? A-t-elle vraiment un sens ? Doit-on la suivre aveuglément ou y a-t-il d’autres approches possibles ? Lire la suite

Zenkutsu-dachi d’hier et d’aujourd’hui

La photo ci-dessus représente la posture zenkutsu-dachi. Elle est caractérisée par une fente avant qui positionne le poids du corps d’une manière plus importante vers l’avant. C’est une des positions de base en karaté. Il y a trois positions fondamentales qui permettent de répartir le poids du corps de manières différentes : vers l’avant (ici le zenkutsu-dachi), au milieu et enfin vers l’arrière.

Le karaté a évolué et la position zenkutsu-dachi a aussi connu des transformations. On peut d’ailleurs remarquer qu’en fonction des écoles elle est réalisée de manière différente. Le but de cet article et d’étudier l’évolution et les métamorphoses qu’a subit la position zenkutsu-dachi et de comprendre pourquoi. Lire la suite

Bonne année 2017

Nous voilà passés à une nouvelle année. L’occasion de vous remercier de visiter mon blog. J’espère que l’année 2017 sera pleine de bonheur, d’amour, de joie, de réussite, de paix. Continuons à vibrer positivement et avec plus d’intensité de l’intérieur, pour créer ensemble le monde qui nous entoure meilleur encore.

Et encore, bonne année 2017 !

Areski

Noël au Japon

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Cet article est issu du site www.kampai.fr

Vous êtes nombreux à nous demander comment les Japonais célèbrent Noël. On arrive bientôt en période de fêtes ; voici donc un article qui synthétise les informations à connaître concernant les traditions du 25 décembre au Japon.

En japonais, « Joyeux Noël » se dit メリークリスマス Merry Christmas (à l’américaine), parfois contracté en メリクリ mélikuli !

L’arrivée récente du Père Noël sur l’archipel

Vous n’êtes pas sans savoir que Noël est à l’origine une fête païenne puis religieuse (chrétienne) qui célèbre la Nativité du Christ, c’est pourquoi elle est principalement fêtée en occident et dans les pays de tradition chrétienne.

Au Japon, il y a peu de Chrétiens (environ 2% de la population, soit autour de 3 millions de personnes) donc Noël est une fête commerciale importée au même titre que Halloween ou la Saint-Valentin. La naissance de Jésus, les Japonais n’en ont que faire : il s’agit plutôt de célébrer le Père-Noël / Saint-Nicolas sans aucun caractère religieux ou symbolique.

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Leçon de japonais n°8

LES ANIMAUX

Les anciens maîtres observaient beaucoup la nature pour en comprendre le fonctionnement et les lois. Pour fonctionner normalement et efficacement, le corps humain est aussi soumis à  ces lois universelles. En matière de combat, l’observation des animaux a aussi permit d’analyser des aspects techniques, tactiques et stratégiques. On sait que dans nombre d’écoles de kung-fu, dont descend le karaté, la référence aux animaux est importante. Le karaté provient d’ailleurs principalement du style de la grue blanche. En karaté aussi, on trouve des noms d’animaux, que ce soit dans les postures, les techniques, les zones de frappe et les katas. Lire la suite

Connais-toi toi-même

Voici une citation du livre de la guerre du très célèbre Sun Tzu : « Connais l’adversaire et connais toi toi-même et tu seras invincible ». Dans les arts martiaux, beaucoup s’entraînent en pensant qu’un jour ils pourront se défendre contre un agresseur. Si une telle situation arrivait hélas un jour, il est fort probable que vous ne connaissiez rien de l’agresseur. Vous ne pourrez donc compter que sur la connaissance et la maîtrise que vous avez de vous-même. Lire la suite

Redéfinir sa relation aux autres par le « don »

On dit souvent que l’on ne peut pas progresser seul, que l’on a besoin de partenaires à l’entraînement. Cela implique donc un échange, je donne et je reçois. J’aimerais aller un peu plus loin dans cette notion de don de soi. A priori, à l’origine la démarche qui amène une personne dans un dojo est un peu égoïste. Elle vient pour y chercher quelque chose pour satisfaire une attente, un désir. A la lumière de cette démarche, la personne est tournée plus vers elle-même que vers les autres. L’échange avec le partenaire n’est donc qu’un moyen, une situation qui permet à cette personne de se remplir d’une expérience, d’un savoir, etc. Le don de soi est donc ici en quelque sorte « calculé », je donne et je reçois. Il n’y a bien sûr pas de mal à cela et j’aimerais ne pas tomber dans une forme de jugement. Néanmoins, je pense qu’en réfléchissant sur la relation que l’on a avec les partenaires du dojo, tout comme à l’extérieur de celui-ci, nous pouvons changer notre perception du monde. Lire la suite

Danse et karaté à Okinawa

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On dit souvent qu’il y a un lien entre la danse d’Okinawa et le karaté. Maître Nagamine Shoshin écrit dans son livre « the essence of Okinawan karate-do » ed. Tuttle que l’un de ses maitres, Arakaki Ankichi (1899 – 1927) lui a montré la relation qu’il existe entre le karaté et la culture d’Okinawa et lui a ouvert les yeux sur la beauté du karaté. Maître Nagamine dit aussi que Arakaki expliquait à ses élèves que le karaté et les danses d’Okinawa ont des points en commun, notamment dans en ce qui concerne la dynamique des mouvements. Pour Arakaki, le karaté est né de l’instinct de l’homme pour survivre tandis que la danse prend sa source dans le désir de l’homme à exprimer ses émotions. Selon Arakaki, un pratiquant de karaté devrait étudier les différences et les points communs entre ces deux arts, et pour cela, pratiquer la danse. Arakaki Ankichi était lui-même un excellent danseur, il avait une grande connaissance du répertoire théâtral et s’intéressait à la poésie. Lire la suite

Les blocages n’existent pas !

Je souhaite traiter ici d’une mystification incroyable, celle des blocages en karaté. Je sais que dire que les blocages n’existent pas est une affirmation qui va en choquer plus d’un, j’ai moi-même mis plus de dix ans avant de l’accepter. En effet, difficile après vingt ans de pratique de se rendre compte que l’on fait des choses stupides et inutiles, voir même dangereuses en situation de conflit réel où l’on risque de perdre la vie à cause d’une illusion sans cesse alimentée pendant de nombreuses années.

Lorsqu’un jour un de mes senpai m’a dit que les blocages ne servaient à rien, je ne lui ai pas répondu par politesse. Cependant, à l’intérieur de moi, j’étais choqué, je me demandais pourquoi il disait une telle chose. N’est-ce pas ce que l’on fait à l’entraînement, travailler les blocages, les parades, et surtout améliorer la capacité à bloquer et riposter dans un temps le plus rapide qu’il soit. Pourquoi mon senpai me disait-il une chose pareille ? Quand on nous attaque avec détermination, il faut bien faire un blocage pour ne pas être touché, non ? Si le karaté est un art de défense, il est bien normal que l’on se défende en premier avec une parade, ne dit-on pas que les katas débutent tous avec une parade pour illustrer cela ?
Ce jour-là, la graine était plantée et il a fallu dix ans pour qu’elle germe et transforme à tout jamais ma pratique et ma vision du karaté.

Alors, voulez-vous prendre la pilule rouge ou la pilule bleue (matrix) ? Avec la pilule rouge vous pouvez voir la réalité telle qu’elle est, avec la pilule bleue vous continuez à vivre dans un bonheur artificiel. Lire la suite