D’où viennent les katas Heian ? – première partie

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Voici le premier article d’une série de trois concernant l’origine des katas pinan et heian.

Les katas de base, appelés heian dans l’école shotokan, doivent ce nom à celui qui a fait connaitre le karaté au Japon, avant que cet art ne s’exporte dans le monde entier, c’est à dire Gichin Funakoshi (1868-1957). Le nom d’origine de ces cinq katas de base était « pinan« . Heian et Pinan s’écrivent de la même manière, avec les mêmes idéogrammes 平安 mais heian est la prononciation japonaise et pinan la prononciation chinoise. Heian et Pinan ont donc la même signification, « paix, tranquilité », ce sont donc les katas de la paix ou de l’esprit tranquile.

Gichin Funakoshi change le nom des katas

Gichin Funakoshi, dans un contexte socio-politique où tout ce qui faisait référence à la Chine était mal vu, changea le nom des katas dont la prononciation était chinoise, pour leur donner une consonance japonaise. C’est ainsi que les katas pinan sont devenus les heian. En plus de ce changement de nom, Gichin Funakoshi modifia quelque peu la forme technique de ces katas pour les rendre plus athlétiques, en y ajoutant par exemple un saut dans heian godan. Il modifia aussi l’ordre des deux premiers pinan, le premier devenant heian nidan et le deuxième heian shodan. Ces katas sont aujourd’hui les premiers à être enseignés dans les styles issus du shorin-ryu tel que les écoles shotokan, wadoryu, shitoryu, etc. Mais comment ces katas ont-ils été créés et d’où nous viennent-ils ? Continuer la lecture →

BUNKAI, l’art de décoder les katas

BUNKAI L’art de décoder les katas

Il y a encore près d’un siècle, l’apprentissage du karaté se faisait oralement, de maître à élève, et passait le plus souvent par la répétition des katas, ces formes codifiées qui renferment les principes de combat et les stratégies destinées à sauver la vie si besoin est. Le sens des applications martiales (bunkai) des katas s’est perdu dans la nuit des temps si bien que le pratiquant actuel se trouve parfois démuni pour comprendre, analyser ou interpréter tel ou tel passage du kata.
Dans cet ouvrage, divisé en deux parties, Areski Ouzrout utilise tout son talent de chercheur et de pédagogue pour nous apprendre à décoder le sens caché des applications des katas. Continuer la lecture →

Heian-godan : où sont les kiai ?

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Un jour j’étais jury à un passage de ceinture noire. Un candidat, durant l’épreuve de kata, fait heian godan. A la fin de sa prestation, un membre du jury dit qu’il a fait une erreur, personnellement je n’en avais pas vu. Il me dit alors que le candidat s’est trompé dans le deuxième kiai, qu’il l’a fait au mauvais moment. Cette remarque m’a incité à faire une recherche pour savoir à quel moment est-il correct de réaliser le kiai.

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